Épilogue : En autocar, tout roule

Le voyage en autocar est-il plus fiable qu’en avion? Après 49 jours et 16.000 km sans le moindre incident à bord de note autocar Royal Class, après 8 heures de vol de Vladivostok à Moscou, le voyage retour a été perturbé par un retard d’avion. La faute à une tempête qui a cloué au sol des dizaines d’avions sur le tarmac de l’aéroport de Cheremetievo et qui a généré aussi, pour nous, la perte des correspondances prévues à Roissy. Un comble, alors que nous venons de traverser tout le continent sans encombre, de l’Atlantique au Pacifique, mettant encore plus en évidence le travail fourni par nos conducteurs, nos guides et accompagnateurs. 
La tempête moscovite qui nous a bloqués restera une péripétie. Le voyage du siècle nous aura permis de réaliser le plus long parcours sur terre, de traverser le plus grand pays au monde et de découvrir une Russie beaucoup plus attachante que les médias français nous laissent paraître quotidiennement.  La Russie, un pays très francophile, où nous avons partout été accueillis chaleureusement. Nous ne pourrons jamais oublier ces visages, ces regards furtifs, ces rencontres chaleureuses qui ont enrichi un programme touristique dense et riche. 
16.000 km ont été parcourus depuis notre départ de Brest le samedi 13 mai; 8 fuseaux horaires ont été franchis; la Neva, la Moskova, l’Irtych, l’Ob et l’Angara ont été traversés. Nous avons navigué sur la Baltique, sur la Volga et sur le lac Baikal. Nous avons même découvert l’Amour en Extreme-Orient! Le tout, en visitant les plus grandes villes de la millénaire Russie, certaines d’entre elles conservant un patrimoine aussi remarquable que l’Histoire du pays n’est passionnante, nous replongeant à chaque étape dans les aventures de Michel Strogoff. 
Tout s’est bien passé pendant ces 49 jours, jusqu’à notre petite mésaventure moscovite qui ne pourra être imputée, sans doute, qu’aux aléas du changement climatique. Un grand merci à nos expérimentés conducteurs, Jean-Yves et Gérard, relayés à Novossibirsk par Jean-Pierre et Mickaël. Les routes de Russie s’améliorent rapidement. Même si certains tronçons sont encore difficiles, ils ont su arriver à bon port sans la moindre éraflure, sans le moindre bris de glace. Un grand merci aussi à notre logisticien Vitaly, pour la connaissance de son pays. Il a su nous mener toujours au bon endroit alors que les GPS ne couvrent pas avec précision l’intégralité des contrées traversées.
Une mention spéciale aussi bien sûr pour Anna, notre accompagnatrice sibérienne, une main ferme dans un gant de velours, qui a géré l’organisation de cette croisière routière avec efficacité et beaucoup de disponibilité. Et enfin, un grand merci à Franck, Margarita, Orkhon et tous nos guides, qu’ils nous aient accompagnés pendant plusieurs jours ou seulement pendant quelques heures, à Souzdal, à Oulan-Bator, à Khabarovsk ou ailleurs. Leurs commentaires éclairés nous ont permis de découvrir des pays, des régions, des villes remarquables; et de nous imprégner de cultures riches et parfois si différentes. 
La croisière routière Atlantique-Pacifique 2017 s’achève.  Une très belle édition dont la réussite doit aussi beaucoup à tous les grands voyageurs qui y ont participé. Sans tous ces passionnés de grands voyages, ce beau parcours n’auraient pu être organisé. Merci à tous.

 

 

29/06/2017 : Vladivostok-sur-Mer

Dernière visites à Vladivostok et dans ses environs aujourd’hui, à la découverte des infrastructures qui ont changé la ville ces dernières années, notamment le nouveau pont à haubans (2100 mètres, inauguration en août 2012) reliant le centre-ville au quartier de Tchourkina, de l’autre côté de la Corne d’Or.
Une rencontre avec les autorités locales était aussi l’occasion de nous rendre sur l’île Roussky en empruntant l’autre pont symbolique de la ville, le pont sur le Bosphore Oriental, chef-d’oeuvre de l’ingénierie française, les haubans de ce pont de 3100 mètres ayant été fabriqués et posés par une filiale du groupe Vinci.
Le maire de Vladivostok étant indisponible depuis plusieurs mois, c’est le responsable des relations internationales et du tourisme auprès de la mairie, Alexeï Kouchnir, qui a remis les certificats d’honneur aux participants au Voyage du Siècle. Une cérémonie fort sympathique dans le cadre du tout nouveau et impressionnant aquarium de Vladivostok, voulu et inauguré par Vladimir Poutine en personne en septembre 2016.
En soirée, un dîner d’adieu était organisé au restaurant 7 Futov situé sur le port de Vladivostok, avec, au menu, notamment, le savoureux crabe royal du Kamtchatka qui prolifère dans les eaux froides du littoral sibérien.

28/06/2017 : A bon port à Vladivostok

Ça y est, nous y sommes! Après 47 jours et plus de 16000 km sur les routes d’Europe et d’Asie, nous sommes arrivés ce matin à destination. A Vladivostok, au bout du monde!

La capitale de l’extreme-orient russe est une ville étonnante, notamment par son site, atypique par rapport aux villes sibériennes que nous avons découvertes. Vladivostok est construite sur plusieurs collines qui lui donnent, avec ses rues en pente, des airs de San Francisco. Elle s’étend autour d’une baie, le « Zolotoi Rog » littéralement la « Corne d’Or », un nom donné par l’explorateur Mouraviov-Amourski en raison de sa ressemblance avec la Corne d’Or de Constantinople. La baie est étroite, environ 600 mètres de large, pour une longueur de 6 km. Elle s’ouvre sur un détroit dont le nom a aussi été emprunté à Istanbul, le Bosphore Oriental. La baie accueille le port de commerce et le port de pêche de Vladivostok, ainsi que la réparation navale.

Ville fermée aux étrangers à l’époque soviétique pour des raisons hautement stratégiques, Vladivostok a beaucoup changé ces dernières années, notamment pour accueillir en 2012 le sommet de la Coopération Asie-Pacifique. Le gouvernement fédéral a mis les petits plats dans les grands et offert à la ville un des plus longs ponts à haubans au monde (une portée de 1104 m) sur le Bosphore Oriental. Un autre nouveau pont, construit en 2012 sur la Corne d’Or, est devenu le symbole de la ville.