22/06/2017 : Tchita, la cité de l’exil

Située au kilomètre 6199 sur la célèbre ligne ferroviaire transsibérienne (à 3 090 km de Vladivostok !), Tchita est la principale gare de correspondance avec le Trans-mandchourien, en direction de Harbin en Mandchourie puis de Pékin.

De 1930 à l’effondrement de l’URSS en 1991, la ville était fermée aux étrangers et aux Russes non munis d’un sauf conduit, en raison de sa proximité avec la Chine et des installations militaires situées le long de la frontière.

Tchita a été synonyme d’exil pendant toute son Histoire. Après le coup d’État manqué de 1825 à Saint-Pétersbourg, de nombreux Décembristes furent exilés à Tchita. Pendant la Seconde guerre mondiale, des milliers de Japonais furent emprisonnés ici et y travaillèrent dans la construction, laissant en héritage un air japonisant à certains édifices. Comme à Irkoutsk, de nombreux bâtiments et musées militaires relatent l’Histoire des Décembristes, des batailles entre l’armée blanche et l’armée rouge et des différentes révoltes ouvrières de l’ère soviétique.

Tchita restera aussi pour nous la gare d’embarquement à bord du Transsibérien, pour notre deuxième parcours en train de ce voyage, 1668 km pour rejoindre Belogork dans la région de l’Amour. Un parcours en train qui nous permet d’éviter les grands espaces quasi désertiques de la taïga sibérienne, et de palier au manque de villes et donc d’hôtels dans la région.

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