Moscou la Bienheureuse

Mercredi 22 mai 2019 - Après 11 jours sur les routes d’Europe, après avoir traversé la Baltique, franchi le Rhin, l’Elbe et la Volga, nous avons atteint Moscou hier soir. La visite de la capitale russe qui nous attend aujourd’hui et demain est un des moments forts de ce grand voyage.

Immense, plus grande ville du continent européen avec plus de 12 millions d’habitants « intra-muros », centre du pouvoir d’une des grandes puissances stratégiques de la planète, Moscou est la capitale économique de la Fédération de Russie et concentre à elle seule 80% de la richesse financière du pays. L’État y a beaucoup investi ces dernières décennies et Moscou est devenue beaucoup plus avenante. C’est une ville qui a beaucoup changé que nous découvrons aujourd’hui. En commençant par le centre historique, la place Rouge et le kremlin.

La place Rouge aurait pu s’appeler la « belle » place (le mot russe krasny utilisé aujourd’hui signifie à la fois « rouge » et « beau » en ancien russe). L’adjectif n’aurait pas été usurpé. La place Rouge, longue de 700 m, est bordée de monuments exceptionnels, le kremlin à l’Ouest, la galerie marchande du GOUM à l’Est. Et l’étonnante cathédrale Basile-le-Bienheureux au Sud, bâtie au XVIe siècle, symbole l’architecture traditionnelle russe.

Le cœur de Moscou est le Kremlin, résidence officielle des tsars, puis des dirigeants de l’Union soviétique, et aujourd’hui lieu de travail du président de la Fédération de Russie. Le kremlin (que l’on peut traduire par forteresse en français) offre surtout, pour nous visiteurs, une concentration incroyable de monuments extraordinaires derrière ses hauts murs qui s’étendent sur 2,2 km. Parmi ces monuments, 5 cathédrales, des églises et des palais.

A propos de cathédrales, celle du Sauveur, monumentale, située à 1 km du Kremlin, a une histoire étonnante. Bâtie une première fois entre 1839 et 1883, elle fut dynamitée sur ordre de Staline en 1931. Une piscine en plein air fut aménagée à son emplacement. Elle fut finalement reconstruite pratiquement à l’identique entre 1995 et 2000.

En fin de journée, nous profitons à l’hôtel d’une intervention éclairée d’un des grands spécialistes français de la Russie, Benjamin Quenelle, correspondant à Moscou du quotidien Les Echos et du journal belge Le Soir.

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